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Sur les attentats coordonnés du 20 mars en Afghanistan

21/03/2014

Ce 20 mars, des attaques coordonnées des talibans auront marqué les esprits des afghans.

A Jalalabad, un rebelle s’est fait explosé avec une voiture piégée auprès d’un commissariat de police, suivi par 6 autres talibans armés d’explosifs. L’attaque a tué les 7 terroristes ainsi qu’une personne civile et a blessé 14 policiers selon le Washington post. Pendant ce temps, Al Jazeera couvrait l’attaque du Serena, hôtel de luxe à Kaboul, pourtant considérée comme une zone sûre par le CGRA. 3 civils, dont un employé de l’hôtel, ont été blessés. Les quatre auteurs de l’attentat ont été tué. C’est la seconde attaque sur cet hôtel en 6 ans : en 2008, un attentat suicide à la bombe y avait tué 8 personnes. En 2009, un attentat suicide dénoncé par le Secrétaire Général des Nations Unies avait tué plus de 20 personnes, dont des femmes et des enfants.

Le New York Times rapporte que les Nations Unies, dans l’urgence, ont choisi de déplacer son personnel. Tout cela se passe alors que cette semaine, une bombe a explosé dans un marché de Frayab, tuant 18 civils dans le Nord Est de l’Afghanistan.

Pendant ce temps, en Belgique, le silence s’illustre vis-à-vis du nombre de personnes afghanes qui reçoivent des décisions négatives à leur demande d’asile ou de protection, sous prétexte que Kaboul est une zone sécurisée. La protection subsidiaire vise à protéger les civils de tout conflit armé qui exprime une « violence aveugle ». Or, les talibans ont affirmé qu’en cette période électorale, des actes de violence et d’intimidation seront perpetrés. Les événements nous prouvent qu’ils tiennent parole. L’actualité nous démontre, comme nous le disent les afghans en Belgique avec leur mouvement maintenant incontournable, l’objectivité de cette « violence aveugle ».

Ainsi, une des familles qui ont réintroduit les dossiers vient de recevoir une décision négative. Que la qualité technique de l’élaboration du dossier prenne le dessus sur la situation objective de la violence aveugle dans toutes les provinces afghanes n’est pas une explication acceptable.

De plus, cette situation rend la détention d’au moins trois afghans en centre fermé, deux au 127 bis et un à Vottem, absolument intolérable. En effet, la détention en centre fermé n’est reconnue légalement que comme une mesure transitoire à une expulsion, et non pas comme une sanction en tant que tel. Ainsi, malgré la révélation progressive des événéments dénoncés depuis des mois par les afghans, le gouvernement signale par le maintien en détention des afghans qu’il est prêt à les renvoyer vers Kaboul.

Il n’y a rien aujourd’hui qui justifie une telle attitude. Nous ne préserverons l’unité politique qu’en misant sur une politique de préservation de la vie.

NOUS DEMANDONS LEUR LIBERATION !